vendredi 30 mars 2012

Vocation : avocat.


Quoi encore un blog ! Et un p'tit mec qui veut devenir avocat en plus ? Comme si les blogs, notamment et surtout, de Maître Eolas et Maître Mô ne suffisaient pas ! Oh si bien sûr ils suffisent !


Cela fait longtemps que l'idée de bloguer me trotte dans la tête car j'ai envie de participer au Web, à ce qu'il y a de plus beau dans l'Internet, c'est à dire la liberté d'expression et le partage. Le plus dur quand cette envie est là est de ne pas sombrer dans le « tout à l'égo » (l'expression n'est pas de moi) et parler de soi et de ce qu'on l'on aime pour avoir nos quinze minutes de célébrité (celle-ci non plus). Rester humble sur le Net est chose difficile tant la tentation apparaît forte pour ma « GénérationY ».

Je souhaite donc partager ce qui pourrait, il me semble, intéresser certaines personnes ; à savoir le point de vue d'un étudiant en droit sur, d'une part, le chemin à parcourir pour devenir auxiliaire de justice et, d'autre part, l'actualité juridique.

Par ailleurs, si je réussi l'examen d'entrée à l'école des avocats, je pourrais avoir un regard « nouveau » (pour ne pas dire naïf) sur la justice au quotidien en tant qu'élève-avocat, puis jeune avocat. Pour le moment je suis encore étudiant, et c'est justement ce moment de transition qui peut être intéressant. Comment vit-on ce passage à la profession et quel regard un étudiant, puis élève avocat et enfin jeune avocat peut avoir sur le monde juridique et judiciaire ?

Pourquoi « OBJECTION ! » ?


Car ce qui me donne envie de réagir est souvent ce qui me révolte et j'aime jouer sur la vision que l'on a de la profession d'avocat via les séries américaines et ce qu'elle est vraiment.

Comment devenir avocat ?


Pour ceux qui se demandent comment on devient avocat, je vais résumer la voie la plus usuelle.

La première marche est d'avoir au minimum validé un Master I mention Droit (bac+4) et s'inscrire dans un IEJ (Institut d’Études Judiciaires – une sorte de prépa publique organisée par les facultés de Droit). L'IEJ prépare aux épreuves de l'examen d'entrée à l'un des CRFPA (Centres Régionaux de Formation Professionnelle d'Avocats) et organise les épreuves de celui-ci.

La deuxième marche est de passer les épreuves dudit examen : réussir les écrits et donc être « admissible » à passer les oraux, puis réussir les oraux pour enfin être « admis » à intégrer l'école. Pour plus d'infos concernant les épreuves de l'examen, direction Legifrance et l'arrêté du 11 septembre 2003 fixant le programme et les modalités de l'examend'accès au centre régional de formation professionnelle d'avocats. Le programme de l'école est organisé en trois périodes de six mois chacunes : six mois de cours (comprenant un stage de découverte), six mois de PPI (Projet Pédagogique Individuel consistant en un stage hors cabinet d'avocat pouvant être remplacé par la préparation d'un Master II) et six mois de stage dans un cabinet d'avocat.

La formation se clôt par la troisième et dernière marche : un examen de sortie qui permet d'obtenir le fameux CAPA (Certificat d'Aptitude à la Profession d'Avocat). Les statistiques de réussite à cet examen permettent de dire qu'il ne s'agit pas réellement d'une marche. Le plus dur étant donc d'intégrer l'école en validant l'examen d'entrée via un IEJ.  

2 commentaires:

  1. Preum's ! ;)

    Beau choix de profession, à n'en pas douter!

    Mais qu'est ce qui motive dans cette profession, vers quelle branche aimeriez vous vous diriger? Je sais que le droit de la fonction publique territoriale est particulièrement sexy mais peut être avez vous une autre idée...

    RépondreSupprimer
  2. Vous prêchez pour votre paroisse, n'est-ce pas ?!

    Comme je suis un doux rêveur j'aimerai beaucoup "faire du pénal" (pour utiliser l'expression consacrée). J'avoue ne pas trouver particulièrement sexy le droit public (et je le soupçonne de ne pas me trouver à son goût non plus). Je suis bien conscient qu'en étant en province je ne ferai pas que cela (si tant est que je valide ce fichu examen). J'affectionne aussi le droit de la responsabilité. Cela va finalement bien ensemble que l'on soit en défense ou partie civile. Et je suis certain que de nombreux domaines qui me sont encore inconnus ou qui me donnent aujourd'hui des boutons me plairont... Oui oui, je suis bien un doux rêveur.

    Dans ma position d'étudiant, j'ai encore du mal à savoir s'il est réellement possible pour un avocat d'exercer dans le domaine du droit qu'il souhaite ou s'il doit se plier à la "loi du marché". J'imagine que la vérité est à la croisée des chemins...

    RépondreSupprimer